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 Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak]

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MessageSujet: Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak]   Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak] Icon_minitimeLun 7 Oct - 18:09

Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak] Large_13

Alternative sous acide 
C'était un rêve.
Le rêve trop parfait d'un loup qui voulait juste trouver sa place. Il avait vu le paradis, ressentit le souffle chaud du bonheur, c'était une foret au calme olympien. La vie foisonnait à chaque endroit ou se posait son regard, des groupes de loups jouaient entre eux en une entente merveilleuse et la nature semblait être créée pour eux. Soudain tout s'assombrissait, le paysage partait en morceau laissant Zaak seul face à un désert de souffre, les crocs d'Arga imprégnés de sang, le feu ravageur et l'odeur de mort se superposaient pour ne former qu'une vision désastreuse. L'impuissance était sa plus grande peur, rater l'instant ou son monde se détruirait lui était insupportable.
Il se réveilla l'esprit encore embrumé. Depuis quelque temps il tombait de fatigue sans raison, il devenait alors nécessaire pour lui de faire une sieste mais lorsqu'il se réveillait la fatigue laissait place à de l'anxiété. La guérisseuse lui avait suggérer de mâcher de la valériane avec modération histoire de calmer un peu ses « troubles du sommeil » et de le rebooster, seulement il en était rapidement devenu acro et faisait des rêves de plus en plus étranges. Entre les rêves louches et ne pas dormir du tout le choix avait été vite fait, il devait donc chaque jour s'aventurer jusqu'au cimetière pour réussir à en dénicher. Comme tout ce que l'on veux garder secret c'était devenue une activité clandestine et les autres loups ne se rendait pas bien compte du laissé aller de Zaak, il était juste un peu plus dans la lune que d'habitude. Ce n'étais certes pas très glorieux mais au moins ça lui permettait de rester un minimum éveillé.
D'une démarche nonchalante il se dirigea vers la sortie du camp tout en vérifiant qu'il n'était pas suivi, puis au pas de course il traversa le territoire jusqu'à arriver sur les terres neutres. Il distinguait d'ors et déjà les tombes si singulières, il remarqua qu'à chaque fois qu'il se rendait ici c'était dans le but de se cacher, de faire sa petite tambouille en dehors de toute suspicion. Ce qu'il fit.
Il mâchouilla quelques feuilles sans se soucier des mouvements alentour, après tout il était en terrain connu.


Dernière édition par Zaak le Dim 13 Oct - 2:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak]   Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak] Icon_minitimeDim 13 Oct - 1:16

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Aïkon, Zaak & Alzébel. - Le retour du trio infernal.

Petit à petit, tu t’engouffras dans l’obscurité de la nuit. La fraicheur du monde nocturne te montait jusqu’aux naseaux. Tu marchais. Sans raison. Tu entendrais chacun de tes pas râper le sol remplis de feuilles mortes et sèches. La saison de l’automne. Sans but. Ton regard explorait chacun des petits coins de la forêt et du petit chemin qui la traversait. Un endroit inconnu. Où tu ne t’étais jamais aventuré. Le doute et la peur te serrait le cœur. Mais une sorte de force surnaturelle t’entraina de plus en plus dans le fond de la forêt, t’enfonçant de plus en plus dans le noir absolu. Jusqu’au moment où tu sentis une bouffée d’air te caresser le flanc droit, puis le museau. Sentant la peur et l’angoisse monter petit à petit, tu t’arrêtas cherchant avec tes yeux ce que cela pouvait bien être. Personne. Quoique. En face de toi, une ombre blanche. Aussi blanche que la neige et aussi lumineuse que la lune. Puis elle prit forme petit à petit, laissant dégager le physique d’un loup. Mais pas n’importe lequel. C’était elle. Celle que tu avais aimée. Que tu avais chéris. Que tu avais protégé. Que tu souhaitais faire ta future vie avec. Enywëlle. Son nom. Celui qui continua à résonner dans ta tête. Jusqu’au bout. Jusqu’à la fin. Son visage si fin. Son pelage si blanc. Son regard si doux. Elle s’approcha de toi, se laissant presque portée par l’air. Tu avais l’impression de voir ses pattes marcher à deux petits centimètres du sol. Une fois proche de toi, elle fit le plus beau sourire. Le sourire qu’elle avait fait l’hors de votre première rencontre. Tu t’en souviens ? Quand tu allais t’abreuver au bord d’une rivière. Elle était là. En face de toi. À te regarder. Avec le même sourire. Les larmes te montèrent aux yeux. « … Que fais-tu … Reviens … » poussant un bref soupire avec ces seuls paroles. Te demandant de te taire, elle se frotta à ton cou, sa tête en dessous de la tienne. Malheureusement tu ne sentais plus sa chaleur. Mais un courant d’air près de toi. Quelque chose qui te fit sentir un frisson parcourant ton dos. Puis dans une légère bise, elle disparut dans le courant du vent, comme du sable se laissant emporter par le vent. Figé sur le sol, tu regardas la brume blanche s’envoler puis se dispersée comme de la fumée. Au revoir. Enywëlle.

C’est alors que tu te réveillas à cause d’un rayon de soleil qui était venu maladroitement se poser sur tes yeux. Les ouvrants légèrement, tu remarquas alors que tu t’étais encore endormi à la belle étoile, malgré le froid qu’il faisait à cause des changements climatique. Tu n’avais aucun souci à t’endormir le soir même si le froid t’enveloppait. Tu finissais toujours par t’endormir, restant parmi nous le lendemain. Même en hiver. Il faudrait remercier la nature de t’avoir donné une fourrure assez épaisse pour te protéger des temps. Prenant connaissance de l’endroit où tu te trouvais, tu finis par relever ta lourde tête doucement, dégageant un bâillement, dévoilant tes crocs blancs et pointus. Encore un matin comme les autres. Le début d’une journée. Et tout ça, sans sa louve. Par pur réflexe, tu tournas la tête sur ta droite, espérant un jour la revoir couchée contre toi. Sentir sa tête se poser sur ton corps et la voir dormir comme un ange. Quel manque. Cette absence te rend malade, Aïkon. Et pourtant, elle ne reviendra pas. Espoir ou pas, elle ne reviendra plus jamais. Il va falloir t’y faire. Tu soupiras, malgré le fait que tu sentais ton cœur se serrer encore une fois. Il est dur de savoir quel est le sentiment de perdre quelqu’un qui était tellement proche de nous. C’est comme un déchirement de son propre corps. Comme s’il manquait une partie pour pouvoir continuer à vivre dans l’insouciance. Comme si de rien n’était. Il y a toujours le bon côté qui est absent. Et le pire dans tout ça, c’est que nous savons que cette partie a disparu pour toujours. Que plus jamais elle ne reviendra s’attacher à vous et continuer à avancer comme avant. Le manque. Prenant alors le courage de te lever, tu le fis. Doucement, tu te redressas petit à petit sur tes quatre membres, voyant la terre de haut. En effet, tu étais né avec une taille bien plus grande que celle des loups standards. Personne ne sait le pourquoi du comment. Mais tu avais hérité de cette taille. Et malheureusement, ce n’est pas que du positif. Parfois, tu sentais une douleur refaire surface dans ta patte arrière droite. Tu avais ça depuis peu de temps, mais c’était surtout quand tu faisais trop d’efforts. Est-ce dû à ta taille ? C’est bien ce que tu pensais. Peut-être que tu avais grandis bien vite pendant ton enfance et aujourd’hui, cela peut te poser quelques problèmes d’articulations. Qui sait. En ce moment-même, tu la sentais légèrement. Cela ne te faisait pas mal. Tu pouvais oublier la douleur si quelque chose t’occupais. Mais tout de même. C’est assez dérangeant d’avoir une douleur à quelque part sans raison. Enfin … Il est vrai que hier soir, tu as tout de même couru pendant longtemps. Toi qui aimais courir pour te sentir libre. Est-ce que tu vas devoir laisser tout cela de côté pour ton bien ? Jamais. C’était une façon pour toi de te libérer. D’oublier. Interdit ou pas, on sait tous que tu continueras de le faire. Et puis tu es encore jeune. Quatre belles années n’est pas si vieux. Tu as encore de belles années devant toi. Regardant autour de toi, tu ne vis personne. Une fois de plus, tu étais seul. C’est bien le principe d’être un solitaire. Parfois, tu aimais bien être seul. Mais il est vrai qu’un peu de compagnie ne tuera personne. Et puis le principe d’être solitaire, c’est d’être seul et de prendre sur toi. Et puis tu n’avais jamais songé à rejoindre une meute. Tu étais bien en tant que solitaire. Tu l’étais depuis tout petit. Et même bien avant. Tu étais déjà destiné à être un solitaire. Un pur. C’est alors que ta gorge te fit sentir un besoin d’eau. La soif. Elle était sèche au point de te faire un peu mal. Et c’est sur ce point que tu fis tes premiers pas du jour, en quête qu’un point d’eau pour apaiser ta soif.

Sur le chemin, tu vis toutes sortes de choses. Mais ce que tu sentais le plus, c’était la rosée qui te caressait les pattes lorsque tu marchais dans l’herbe. Ces petites gouttelettes qui rendaient l’herbe tellement belle. Petit, tu t’en fichais pas mal de ces moments de la nature. Aujourd’hui, tu as compris à quel point n’importe quoi peut être joli à voir. L’air du matin te caresser le museau. Les premières odeurs. Tu étais quand même heureux de pouvoir profiter de tout ça. Peut-être seul, certes, mais tu te sentais bien. Tu te sentais chez toi et bien installer. Regardant une dernière fois le ciel, tu pris alors un petit trot régulier en direction d’un territoire qu’il aimait bien: Le cimetière. Ne lui demandez pas pourquoi. Lui-même ne sait pas. Tu aimais bien se sentir près des tombes et des morts – s’il y en a. C’était deux mondes différents, mais parcourir le leur était tout simplement apaisant. Et puis plus rien ne te faisait peur. Peut-être même qu’un jour il reverra Enywëlle en tant qu’esprit. Qui sait. Peut-être qu’un jour une illusion se produira et elle sera là, devant toi, comme autrefois. Sur le chemin, tu vis une flaque sur le bord d’un sentier. Ce n’était certainement pas de l’eau pure venant d’une rivière gelée mais tant pis. Tu pourrais boire n’importe quoi sur le moment. S’arrêtant près d’elle, tu regardas ton léger reflet légèrement flouté et tu baissas ta tête afin de tremper le bout de ta langue, laissant le liquide couler le long de ta gorge. Pendant quelques secondes, tu étais là, en train de boire dans une vulgaire flaque. Enfin, tu relevas ta tête et d’un coup de langue, tu la passas sur tes babines, prenant les petites gouttes qui s’étaient accrochées sur les poils. C’était déjà mieux. Tu n’avais plus soif. Tu repris alors ta route au petit trot, l’air tranquille et calme, ne pensant plus à rien. Ton esprit était plus souvent calme. Tu n’étais vraiment pas un loup du genre bagarreur. Tu n’as jamais été comme ça. Tes frères, oui. Mais toi, non. Plus tu avançais, plus tu sentais le territoire s’approcher de toi. Ou, plus logiquement, tu te rapprochais de lui. Rien que pour le plaisir, tu rallongeas alors ton petit trot avant de faire une foulée. Puis deux. Puis trois jusqu’à en faire plusieurs et courir comme un enfant en retrouvant sa mère.

Quelques foulées après, te voilà enfin entré dans le territoire, au milieu des pierres tombales. Elles étaient là, par dizaine. Tu finis par ralentir jusqu’à reprendre une démarche calme mais sûre. Ta fameuse démarche d’un loup puissant qui pourrait écraser tout ce qu’il se trouve sur son passage. Et pourtant, tu avais simple l’esprit d’un agneau. D’ailleurs tu étais souvent surnommé le mastodonte ou l’ours. Il fallait vraiment chercher à comprendre pourquoi, même si la réponse était sur toi-même. Reniflant alors le sol à la recherche d’une petite proie pour manger, une autre odeur te chatouilla les naseaux, mettant ton flair à l’épreuve. Mais ce n’étais pas n’importe quelle odeur. C’était celle d’un loup. Un Hurricanes. Mais c’était aussi une odeur familiale. Quelque chose que tu avais déjà sentis à quelque part. Même dans tes souvenirs les plus profonds tu ne savais pas d’où elle sortait. Et pourtant, tu la connaissais. Relevant ta tête, tu finis par humer l’air et suivre l’odeur à la trace. C’était la curiosité qui t’avais envahi sur le coup. Ta truffe se laissa guider par l’odeur et ton corps aussi. Et il n’a pas suffi longtemps pour te retrouver face à un loup noir. Il était là, en face de toi. Sans bouger, tu le regardas. Ce pelage. Ce museau. Cette façon de bouger. Tout cela te disait quelque chose. Comme tu déjà vu. Mais où ? Mais qui ?! Plissant légèrement les yeux, tu tentas de te souvenir. Mais rien ne te devait à l’esprit. Ce que tu devais penser sur le moment, c’était de savoir comment s’en aller comme si de rien n’était face à un loup de meute.
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Appledore
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MessageSujet: Re: Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak]   Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak] Icon_minitimeVen 8 Nov - 21:36

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MessageSujet: Re: Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak]   Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak] Icon_minitimeDim 8 Déc - 13:02

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MessageSujet: Re: Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak]   Un placide, une chieuse et un ours : Le retour du trio infernal [Alzébel, Aïkon et Zaak] Icon_minitime

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